Lettre d'information de la DRAC Rhône-Alpes

Culture pour tous : priorité au rééquilibrage territorial, à l’expérimentation et à l’innovation !

politique culturelle - Rhône-Alpes

Pour ce qui est de l’accès à la culture, la Ministre de la Culture et de la Communication fait de l’équité territoriale dans la répartition de ses interventions, comme de l’éducation de tous les jeunes aux arts et à la culture quel que soit leur environnement social, économique, culturel ou leur situation géographique une seule et même priorité de son action.

Traduire dans les faits cette même priorité suppose de rechercher les moyens d’une offre éducative, artistique et culturelle renforcée sur certains territoires, ruraux notamment, ne bénéficiant pas des services que procure le voisinage d’une aire urbaine, appréhendés à l’échelle des intercommunalités qui les structurent.

En Rhône-Alpes, le Préfet de Région a demandé aux préfets de département d’identifier avec le concours des Directions Académiques des Services de l’Éducation Nationale (DASEN), en partenariat avec les Conseils généraux et le Conseil régional, les EPCI – tels que composés au 1er janvier 2014 – susceptibles de conclure dans le courant de l’année une convention de développement culturel impliquant le financement de l’État, du département et de la région.

Ils ont reçu pour cela l’appui méthodologique de la DRAC qui a établi de façon concertée avec les représentants de tous les niveaux de collectivités rhône-alpines et les autres services de l’État (rectorats, Direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt , direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale) une cartographie des communes regroupées en établissement public de coopération intercommunale à qui pourraient être proposées en priorité la négociation et la conclusion de telles conventions de développement culturel. Cette cartographie a été élaborée à partir de la « typologie des campagnes françaises » publiée par la DATAR en 2011 qui aborde les espaces ruraux du point de vue des services et des emplois, de la répartition spatiale de la population, des dynamiques démographiques mais aussi des niveaux de ressources et d’emploi des foyers qui la composent.

Après avoir énoncé un diagnostic partagé des ressources artistiques et culturelles disponibles sur, ou à proximité, du territoire de l’EPCI mais aussi des manques constatés en ces matières, la convention comportera nécessairement un volet organisant un parcours de découverte des arts et de la culture prenant en compte tous les temps de la semaine et de l’année des enfants et des jeunes, de la maternelle au sortir du collège (du lycée ou du lycée agricole s’il est implanté sur le territoire), à chaque niveau de leur scolarité.
Ce volet décrira les actions arrêtées en commun entre les parties à la convention, impliquant artistes et professionnels de la culture, établissements spécialisés présents sur le territoire ou susceptibles d’œuvrer sur celui-ci (médiathèque, conservatoire de musique à rayonnement départemental, musée, théâtre, cinéma, centre d’art…) constituant l’armature du parcours éducatif proposé aux jeunes dans l’établissement scolaire comme à l’extérieur de celui-ci, dans le temps de présence à l’établissement comme en dehors .

Chaque préfet de département de notre région, a ou va organiser, dans le courant du premier trimestre 2014 une réunion mobilisant les services placés sous son autorité et en y associant étroitement le DASEN, le Conseil général, les exécutifs des EPCI.

L’objectif de ces réunions départementales est d’identifier parmi ces EPCI ceux qui paraissent les mieux à même de conclure d’ici le 31 juillet 2014 un contrat territorial ayant pour objet l’éducation artistique et culturelle au bénéfice d’une population la plus large possible.