Station Arc 1800 : Charvet-Villards-Charmetogé Station Arc 1800 : Charvet-Villards-Charmetogé Station Arc 1800 : Charvet-Villards-Charmetogé Station Arc 1800 : Charvet-Villards-Charmetogé Station Arc 1800 : Charvet-Villards-Charmetogé Station Arc 1800 : Charvet-Villards-Charmetogé Station Arc 1800 : Charvet-Villards-Charmetogé Station Arc 1800 : Charvet-Villards-Charmetogé



Atelier d’Architecture en Montagne – AAM (agence d’architecture) ; Bardet Alain (architecte urbaniste) ; Boulin (architecte) ; Perriand Charlotte (architecte) ; Quinquet Philippe (architecte urbaniste) ; Regairaz Gaston (architecte urbaniste) ; Taillefer Bernard (architecte)
2e moitié 20e siècle
Bourg-Saint-Maurice – Savoie (73)
Lyon-Caen Jean-François ; Salomon-Pelen Catherine


Arc 1800
Le site retenu lors des études préliminaires de 1962 est un vaste plateau de soixante hectares, disposé en balcon sur la vallée de l’Isère, qui présentait tous les atouts pour organiser d’une façon classique une station de plusieurs milliers de lits. Or, le projet Arc 1800 s’est d’emblée inscrit dans la recherche d’une « conception hardie, voire révolutionnaire, devant ouvrir de nouvelles voies ». La station devait vivre l’été aussi bien que l’hiver, de manière à rentabiliser les investissements. Sur les soixante hectares réservés pour la station, le golf occupe une superficie d’environ quarante-cinq hectares, recouverte l’hiver par les pistes de ski et offrant l’été un paysage entretenu de pelouses, préservant ainsi le plateau de la station d’Arc 1800. L’étude du plan de composition de la station est engagée en août 1967 lors d’un séminaire de travail réunissant autour de Charlotte Perriand l’équipe de conception des Arcs, sur le site même. C’est là que les principes fondateurs sont définis pour organiser l’accueil d’un très grand nombre de personnes tout en préservant le maximum d’espaces naturels. Les études prennent en considération différents aspects techniques (tracé des pistes et des remontées mécaniques, inscription du golf, parti d’urbanisme avec immeubles en gradins ou en cascade, composition en quatre villages avec espaces commerciaux, industrialisation et préfabrication de la construction en vue de réaliser plusieurs centaines de logements par saison) dont la synthèse sera effectuée par Gaston Regairaz.

Le projet présenté en avril 1970 propose une station sans voitures, distribuée à l’aval par une voirie automobile et garantissant à l’amont une distribution ouverte et libre des résidences sur la nature, desservie par un chemin piétonnier horizontal à la cote 1750, selon une conception comparable à celle retenue pour Arc 1600. L’espace central de la station est réservé au golf, combinant ainsi le respect du site et l’exploitation en toute saison. Pour l’architecture, la recherche porte sur l’intégration du plus grand nombre de studios « tout en préservant les vues, l’ensoleillement et l’individualité de chaque logement ». Autour de Charlotte Perriand, l’équipe de concepteurs (Bardet, Boulin, Quinquet, Regairaz et Taillefer) retient le principe de bâtiments collectifs implantés dans le sens de la pente, perpendiculairement aux courbes de niveaux, permettant, d’une part d’éviter la construction d’un front bâti continu au profit d’une urbanisation morcelée et, d’autre part, de proposer une certaine discrétion pour les immeubles, en dépit de la taille résultant de l’importance des programmes. Le projet a porté successivement sur les plans de composition des quatre villages, dans le cadre d’une procédure de « zone d’aménagement concerté » (ZAC). Chacun des villages se rattache au plan de composition initial tracé en arc de cercle autour de l’espace du golf. Le plan en étoile des édifices disposés dans la pente s’avère être le principe approprié qui évoluera pour chacun des quatre villages, au gré de la configuration topographique du site et des programmes. Parmi ceux-ci, certaines opérations (Les Lauzières, La Nova) font l’objet de recherches originales, comme la distribution en coursives par des rampes ou plans inclinés, qui reprend une étude de Charlotte Perriand de 1936 (on pense également à la « maison sans escalier » d’Auguste Bossu à Saint-Etienne,ou la conception de duplex qui offre, malgré une surface réduite, mais grâce à une judicieuse répartition et de grands vitrages donnant sur la forêt, une sensation d’espace inattendue.

Si la restructuration de la SMA (Société de la montagne des Arcs), maître d’ouvrage de la construction de la station, engagée à partir de 1987, n’a pas altéré l’achèvement du quartier de Charmetogé dont les dernières opérations se terminent en 1996 (Village « Club du Soleil »), il n’en va pas de même avec la mise en chantier de la ZAC de Chantel à partir de cette même date. La SMA, soucieuse de commercialiser les droits de construire, établit en 1997 un nouveau plan de composition organisant un lotissement d’« immeubles-chalets » disposés pour partie selon les courbes de niveaux et en vis-à-vis. L’architecture est de type néo-rurale, caractérisée par l’introduction de toitures à double pentes recouvertes de lauzes et de balcons ouvragés comme à la station de sports d’hiver d’Avoriaz (Haute-Savoie)
Liens
Office de tourisme de Bourg-Saint-Maurice
FACIM
Recensement du patrimoine des stations de sports d’hiver, Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes ; Ecole d’architecture de Grenoble
Base architecture et patrimoine du ministère de la Culture et de la Communication
Bibliographie
Urbanisme et architecture contemporaine en pays de neige, Atelier d’architecture en montagne, sous la direction de Denys Pradelle, Seyssinet-Pariset, Libris, 2002.


ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Rhône-Alpes