Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce Eglise Notre-Dame-de-Toute-Grâce



Novarina Maurice (architecte) ; Rouault Georges (peintre) ; Bonnard Pierre (peintre) ; Huré Marguerite (maître verrier) ; Lurçat Jean (peintre) ; Bazaine Jean (peintre) ; Richier Germaine (sculpteur) ; Léger Fernand (peintre) ; Matisse Henri (peintre) ; Braque Georges (peintre) ; Demaison C. (sculpteur) ; Chagall Marc (peintre) ; Lipchitz Jacques (peintre) ; Signori (sculpteur) ; Kijno L. (peintre) ; Mary C. (sculpteur) ; Stravinsky T. (peintre) ; Couturier M.-A. (peintre) ; Hébert-Stevens A. (maître verrier) ; Bony P. (maître verrier), Berçot P. (peintre) ; Brianchon M. (peintre) ; Coignard B. (sculpteur).
2e quart 20e siècle
1937
Passy – Haute-Savoie (74)
Vitali Françoise ; Belmont Yves, Anne Tobé

Historique
L’église, destinée à la station de cure et aux sanatoriums récemment aménagés et alors seulement pourvus de chapelles ou lieux de culte distincts, a été conçue par l’architecte Maurice Novarina, retenu à l’issue d’un concours organisé à l’instigation du chanoine Jean Devémy. L’exécution du gros œuvre a commencé en 1937 et s’est achevée avant la guerre. L’édifice a été terminé en 1946 et consacré en 1950. Le décor intérieur et extérieur en fait un musée d’art moderne et d’art sacré, fruit de l’amitié entre l’abbé et le père Couturier o.p, avec des œuvres de Georges Rouault, Pierre Bonnard, Fernand Léger, Jean Lurçat, Germaine Richier, Jean Bazaine, Marguerite Huré, Henri Matisse, Marc Chagall, Georges Braque, Jacques Lipchitz... Le long de la route qui monte à Assy sont également présentées des sculptures de Calder, Féraud, Semser, Cardenas ou Gardy Artigas.
Description
L’église est orientée. Elle s’affirme face à la puissante chaîne des Fiz par la masse du clocher dressé à quelque vingt-huit mètres de haut qui la flanque au sud. Ce clocher est exécuté en moellons équarris, à assises irrégulières avec pierres en délit. Il est allégé, en partie sommitale, par des abat-sons qui esquissent une architecture en réduction en forme de ruche. La nef, flanquée de bas-côtés avec tribunes ouvertes, est fermée par une abside dont le déambulatoire vitré est à double profondeur. La nef et les bas-côtés sont couverts par deux versants enveloppants que ferme, au dessus du chœur, une croupe circulaire. Un portique à deux versants de huit piliers massifs de moellons précède la nef, à l’ouest, au dessus d’un socle de trois marches. Pour monumentale qu’elle soit, cette disposition ne s’inspire pas moins des maisons du Val d’Abondance ou de certaines maisons rurales que l’on trouve sur le Versant du Soleil, en Tarentaise, tandis que les ouvertures et les arcatures séparant la nef des bas-côtés ou le chœur du déambulatoire s’inspirent de l’architecture romane. L’ensemble ne va pas sans un certain éclectisme, qui transparaît sous la sobriété des formes ou la noblesse des matériaux : la charpente à caissons rampants de la nef, déchargé par des contre-fiches figurées renvoient en effet à d’autres registres et il en va de même avec le plafond rayonnant du chœur qui abrite par ailleurs, en sous-sol, une crypte.
L’intégration de la mosaïque de Fernand Léger, en façade ouest, en arrière de la galerie, avec son soleil noir, blanc et or cerné d’à-plats colorés n’en est pas moins convaincante.
Observation
On peut rapprocher la complexité de cette composition de celle, plus savante et aboutie, de l’église Notre-Dame-du-Léman (logo label XXe), à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), œuvre antérieure de Maurice Novarina (1933). La monumentalité du portique ouest peut de son côté être rapprochée de celle de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption (logo label XXe) de Modane (Savoie), traitée avec de hautes arcatures de moellons équarris, qui se posent comme l’emblème de la rusticité et de la modernité réunies. Mais la réussite de cette église prend sa source dans celle qui l’a précédée, Notre-Dame des Alpes, au Fayet Saint-Gervais-les-Bains, dont le décor, orchestré sur concours par l’abbé Domenget, a réuni les meilleurs artistes catholiques de l’époque.
Lien
passy-culture.com


ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Rhône-Alpes