Eglise Saint-Jacques-de-Tarentaise Eglise Saint-Jacques-de-Tarentaise Eglise Saint-Jacques-de-Tarentaise Eglise Saint-Jacques-de-Tarentaise Eglise Saint-Jacques-de-Tarentaise



Jamet (architecte)
2e quart 20e siècle
1950
Tignes – Savoie (73)
Vitali Françoise ; Duperray-Millaud Bénédicte ; Belmont Yves

Historique
L’église Saint-Jacques-de-Tarentaise est reconstruite entre 1950 et 1952 avec sensiblement les mêmes dimensions et caractéristiques que l’ancienne, qui avait été agrandie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Sa reconstruction fait suite à la mise en eau de la retenue de Tignes, achevée en 1951. Il s’agit d’une reconstruction à l’identique mais avec une orientation différente de l’édifice d’origine. L’ensemble du mobilier d’origine a été transféré dans la nouvelle église : retable majeur du XVIIIe siècle, avec les armoiries des familles donatrices du Verger et de Chabod-de-Saint Maurice, et retables latéraux aux statues de bois polychrome évoquant la piété des montagnards.
Description
L’église Saint-Jacques-de-Tarentaise est construite selon un plan basilical avec une abside à chevet plat. Elle est voûtée d’arêtes et couverte d’un toit de lauzes à deux versants. Les murs sont en maçonnerie enduite à pierre vue. L’édifice est réalisé avec des matériaux locaux – la pierre et la lauze – à une époque où des matériaux comme le béton pénètrent massivement le domaine de la construction. Ce dernier, de façon significative, est utilisé, brut, en substitut du tuf, pour les jambages, piliers et arcatures, ainsi que pour la frise d’arceaux lombarde du clocher. Le clocher, situé à l’angle du chevet et de la nef, est orné de bandes lombardes. Les murs latéraux sont percés de deux petites baies en plein cintre. Le mur pignon n’a que deux petites ouvertures de part et d’autre d’une porte d’entrée étroite. Cette dernière est surmontée d’une niche où est logée une statue de saint Jacques de Tarentaise.
Observation
Cette reconstruction fidèle, mais non dénuée d’une liberté d’interprétation certaine – en raison de l’introduction d’éléments de béton banché brut remarquablement associés au restant des maçonneries – témoigne de la persistance, jusqu’à une date avancée, des savoirs et des savoir-faire traditionnels. C’est à ce titre, ainsi qu’en raison de sa partie liée à l’aménagement hydroélectrique de la montagne, que l’église a été retenue au titre du « label XXe ». On notera que la façon d’utiliser la pierre est tout autre que celle que l’on rencontre à l’église de Fourneaux (Savoie) ou à celle d’Assy (Haute-Savoie).


ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Rhône-Alpes