Station Arc 1600 - Pierre Blanche Station Arc 1600 - Pierre Blanche Station Arc 1600 - Pierre Blanche Station Arc 1600 - Pierre Blanche Station Arc 1600 - Pierre Blanche Station Arc 1600 - Pierre Blanche Station Arc 1600 - Pierre Blanche Station Arc 1600 - Pierre Blanche Station Arc 1600 - Pierre Blanche Station Arc 1600 - Pierre Blanche



Atelier d’Architecture en Montagne - AAM (agence d’architecture) ; FTR (agence d’architecture) ; Faucheux Pierre (architecte) ; Perriand Charlotte (architecte) ; Rebutato Robert (architecte) ; Regairaz Gaston (architecte urbaniste) ; Rey-Millet Guy (architecte urbaniste) ; Taillefer Bernard (architecte) ; Tavès Alain (architecte)
3e quart 20e siècle
1965
Bourg-Saint-Maurice – Savoie (73)
Lyon-Caen Jean-François ; Salomon-Pelen Catherine ; Belmont Yves
Arc 1600
« La station des Arcs est née de la rencontre d’un moniteur de ski, conseiller municipal, Robert Blanc, et d’un polytechnicien, homme d’affaires, Roger Godino » (Bernard Marrey). La création de la station des Arcs débute par l’aménagement du site d’Arc 1600 – Pierre-Blanche, site le plus accessible mais aussi le plus contraint de la station : dimensions réduites, terrains pentus, espaces limités pour l’arrivée des pistes de ski, multitude de propriétaires privés... Le promoteur Roger Godino prévoit d’en faire un prototype pour les équipes de concepteurs, pour tester les choix techniques à une petite échelle, avant de lancer les grands programmes projetés pour Arc 1800. L’aménagement du site de 1600 apparaît donc, dès l’origine, comme le « laboratoire de formation commune » de la station des Arcs, avec une échelle comparable à celle d’un village composé de quatre hôtels, de six résidences et d’une quarantaine de logements, totalisant cinq mille lits. En 1964, la maîtrise du foncier étant engagée (acquisition et expropriation), les études sont lancées. Elles vont s’échelonner sur huit années, au cours desquelles seront élaborés seize projets successifs. De février 1965 à décembre 1967, les onze premiers projets de la station sont conduits par l’équipe d’architectes urbanistes de l’AAM (Atelier d’architecture en montagne, Gaston Regairaz et Guy Rey-Millet).
Les architectes dessinent d’abord une station sans voitures en tirant parti de la déclivité du terrain. Les voitures sont en contrebas, le front de neige et l’animation sont situés en partie supérieure, desservant les résidences selon une courbe de niveau unique : la composition adopte un parti linéaire avec des résidences sous la forme d’immeubles-tours s’inspirant de la conception de la station de La Plagne 2000, alors en cours de réalisation. La collaboration avec Charlotte Perriand, à partir de 1967, va bouleverser le projet, en substituant aux immeubles-tours des « immeubles couchés » le long de la pente. Le front de neige imaginé jusque-là sous la forme d’un espace linéaire cède la place à un parcours fractionné en une succession d’espaces ouverts placés entre les immeubles, construits perpendiculairement aux courbes de niveaux.
Le premier chantier débute au cours de l’année 1968 avec la construction d’un immeuble station, la résidence-hôtel des Trois Arcs, ouverte pour Noël 1968. Le plan d’ensemble définitif est adopté en mars 1969. Les travaux se poursuivent jusqu’en 1975 sous la responsabilité de Charlotte Perriand autour de qui collaborent trois groupes de concepteurs : les architectes urbanistes de l’AAM (G. Regairaz et G. Rey-Millet pour les Trois Arcs, les résidences La Cascade, La Cachette, le versant Sud et la galerie commerciale), des collaborateurs de Charlotte Perriand (P. Faucheux pour la Coupole et la place du Soleil, R. Rebutato et A. Taves pour l’hôtel La Cascade, l’hôtel La Cachette et la résidence Pierre-Blanche) et B. Taillefer pour la Rive et la galerie commerciale.
La liaison directe par téléphérique entre la station et Bourg-Saint-Maurice a été remplacée en 1989 par un funiculaire qui relie la gare SNCF à la station d’Arc 1600. Le chemin piétonnier de niveau a été pour sa part restauré en 2004.
Le chemin piétonnier s’étire sur une ligne de niveau unique qui distribue, en partant du funiculaire, les immeubles, soit à l’amont, soit à l’aval. L’accès automobile, situé en partie inférieure, reste séparé : les deux niveaux d’accès sont réunis par un socle dans lequel se trouvent les stationnements, les réserves et certains hébergements, l’ensemble étant surmonté d’espaces publics et de commerces. Au-delà, dans une combe orientée au sud-ouest, se trouve une résidence d’immeubles en gradins – parallèles aux courbes de niveau – qui permet de loger plus de mille personnes sans que la construction ne dépasse le niveau du sol. Un semis de chalets pointus aux formes recherchées, clairsemés parmi les sapins, parachève l’ensemble et conclut la composition.
Accueillant une population plutôt familiale, la station de 1600 est considérée comme une référence en matière de stations de sports d’hiver, en dépit de ses disparités, qui rendent compte des conditions de sa création. Elle illustre la recherche, en atelier, de solutions dont la réalisation d’Arc 1800 verra l’aboutissement.
Liens


Recensement du patrimoine des stations de sports d’hiver, Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes ; Ecole d’architecture de Grenoble
Base architecture et patrimoine du ministère de la Culture et de la Communication


ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Rhône-Alpes