Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique Piscine du Rhône ; centre nautique



Audouze-Tabourin Alexandre (architecte)
3e quart 20e siècle
1961
Lyon 7ème arrondissement – Rhône (69)
Claude-Bernard (quai)
Claire Gaume ; Maryannick Chalabi ; Belmont Yves
Historique
La piscine du Rhône a été construite entre 1961 et 1965 sur des plans de l’architecte lyonnais Alexandre Audouze-Tabourin. Le premier projet de construction d´un centre nautique situé sur les bas-ports, quai Victor-Augagneur, lieu de baignades, date de 1932. Il était porté par l’Union générale de la Mutualité du Rhône. En 1950, un nouveau projet a été établi par le Conseil municipal, mais ce n’est qu’à l’initiative du maire Louis Pradel, en 1959, que seront réalisées, suivant les indications du maire, les premières maquettes, confiées à Audouze-Tabourin : Louis Pradel souhaitait donner à Lyon un équipement balnéaire sans précédent.
Le chantier de construction débute le 21 novembre 1961. Le projet, très populaire, est voulu et pensé comme une réalisation de classe internationale. Construit sur le bas-port, il a nécessité d’importantes études préliminaires afin de s’assurer de la stabilité du sous-sol et de résoudre les difficultés liées aux crues du Rhône, d’autant plus que toutes les installations de filtrage et de chauffage étaient prévues en sous-sol, pour des raisons esthétiques.
Ayant pris quelques retards de chantier (en raison du gel), le centre nautique fut inauguré le 26 mai 1965 : les meilleurs nageurs du Lyonnais testèrent le bassin de compétition. A l’époque, ce complexe gigantesque, tant sur le plan spatial qu’architectural et technique, suscita l’admiration (« une belle réalisation qui fait honneur à la ville de Lyon ») ; son importance, première piscine olympique de France, en faisait le complexe de référence européen, mais aussi un des outils les plus perfectionnés pour le sport ainsi que pour la détente et les loisirs. Les quatre lampadaires de la piscine marquent comme un signal la rive gauche du Rhône et témoignent de cette architecture du sport et du spectacle.
Description
Le centre nautique, ou piscine du Rhône, se situe entre les ponts de la Guillotière et de l’Université, en rive gauche du Rhône. Il accueille jusqu´à soixante-dix mille personnes l’été et comporte un bassin olympique de cinquante par vingt et un mètres, un bassin de baignade de soixante-huit par vingt-quatre mètres et une pataugeoire.
Le bâtiment d’exploitation est construit sur deux étages et comprend, au niveau du quai, un grand hall d’entrée avec escaliers descendant vers les cabines, un snack-bar, une conciergerie et une grande terrasse couverte protégée par un auvent monumental ; au niveau intermédiaire, se trouvent les guichets et accès aux manifestations sportives et, au niveau plage enfin, les cabines et les douches.
Spectaculaire en raison de son site, de sa position et de son ampleur, le centre nautique joue sur plusieurs registres distincts : rendu perceptible par ses lampadaires monumentaux, sans équivalent, il se donne à voir à travers une palette affirmée de tons bleu clair à soutenu et jaune pâle des sols ou des ors des aluminiums. L’auvent de béton projeté en direction du Rhône prolonge l’entrée traitée, tout comme les soutènements, à l’aide d’un jeu de bossages rustique. Cet auvent constitue la pièce la plus spectaculaire de l’ensemble et il est difficile de ne pas rapprocher son expression plastique, son élan et son mouvement de l’œuvre d’Oscar Niemeyer et de Lucio Costa à Brasilia (Brésil). Son spectaculaire porte-à-faux est en fait compensé par la traction qui s’exerce à travers l’ouvrage : l’auvent « retient » les piliers galbés et obliques qui s’élancent au-dessus du vide pour le « soutenir ».
Observation
La piscine du Rhône est une réalisation atypique à bien des égards. Elle témoigne de l’ambition de la Ville et des visées de son maire de l’époque, Louis Pradel, lui-même sportif avéré. Elle prend désormais place dans l’ensemble rénové de la promenade des berges du Rhône qui contribue à lui donner une nouvelle signification. Comme beaucoup de centres nautiques (entre autre celui de Maurice Novarina à Evian-les-Bains, en Haute-Savoie) elle souffre de l’exclusivité qui résulte du choix délibéré de n’offrir qu’un service estival.


ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Rhône-Alpes