Hôtel Terminus dit aussi Château Perrache Hôtel Terminus dit aussi Château Perrache Hôtel Terminus dit aussi Château Perrache Hôtel Terminus dit aussi Château Perrache



Chedanne Georges (architecte) ; Martin Henri (peintre) ; Laurent Ernest Joseph (peintre) ; Boutry Edgar (sculpteur)
1er quart 20e siècle
1906
Lyon 2e arrondissement – Rhône(69)
Verdun (cours de) 12
Bois Aurélie ; Belle Véronique ; Belmont Yves
Historique
L’actuel Château Perrache est un hôtel de voyageurs construit en 1906 pour la Société des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) par l’architecte Georges Chédanne (1861-1940), à l’emplacement d’une ancienne brasserie. Sa construction est représentative du développement de l’architecture ferroviaire du début du 20e siècle et de l’art de cette époque, qui coïncide avec l’Art nouveau. Adossé au mur de soutènement de la voie ferrée, l’hôtel s’ordonne autour d’une cour intérieure. La construction en pierre, très massive en pied, dissimule une ossature métallique. Les façades présentent des éléments de décor typés ; une frise de sculptures à crochets en corniche et des lucarnes saillantes à couverture inversée en éventail amortissant la composition. Les ferronneries des garde-corps et des marquises et les grands salons intérieurs du premier étage sont remarquables ; ces derniers associent lambris sculptés, stucs avec bustes au naturel et décors peints de paysages dans une veine impressionniste de grande qualité (notamment dans le hall d’accueil, ancien salon de lecture) auxquels ont collaboré les peintres Henri Martin et Ernest Laurent et le sculpteur Edgar Boutry. Ce décor très homogène est à Lyon un exemple rare et accompli du style Art nouveau, qui s’illustre aussi, quoique de façon plus limitée, à la Brasserie des Brotteaux .
Description
La construction de l’hôtel est achevée en 1906. Il a été réalisé sous la conduite de l’architecte Curieu à partir des plans de l’architecte Georges Chédanne. La collaboration entre Chédanne et Louis Majorelle à l’ambassade de France à Vienne (Autriche) et la réputation d’habile ferronnier de ce dernier laissent penser que Louis Majorelle a dessiné les marquises protégeant les entrées nord et sud de l’hôtel, celle située au nord étant particulièrement travaillée. Les lambris des salons sont parfois attribués au même Majorelle. Ce fut par ailleurs à l’hôtel Terminus que fut expérimentée pour la première fois à Lyon, en matière d’isolation, la brique de liège ; par ailleurs, « les cloisons des chambres et des corridors sont établies à l’aide d’une double épaisseur de briques en mâchefer, séparées l’une de l’autre par un matelas d’air. De cette façon, les bruits des conversations sont étouffés » (La Construction lyonnaise).
Observation
La ville de Lyon peut être fière de posséder cette œuvre majeure d’un architecte marquant, Prix de Rome en 1887, qui s’est illustré aussi dans la réalisation de l’ambassade de France à Vienne et des Galeries Lafayette à Paris.


ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Rhône-Alpes