Station de villégiature, village de vacances, dit V.V.F. Chambonas Station de villégiature, village de vacances, dit V.V.F. Chambonas Station de villégiature, village de vacances, dit V.V.F. Chambonas Station de villégiature, village de vacances, dit V.V.F. Chambonas Station de villégiature, village de vacances, dit V.V.F. Chambonas Station de villégiature, village de vacances, dit V.V.F. Chambonas Station de villégiature, village de vacances, dit V.V.F. Chambonas Station de villégiature, village de vacances, dit V.V.F. Chambonas Station de villégiature, village de vacances, dit V.V.F. Chambonas


Andrault Michel (architecte) ; Parat Pierre (architecte) ; Vincent Michel (architecte)
4e quart 20e siècle
1966-1967
Chambonas – Ardèche (07)
Rigot Joseph ; Vitali Françoise ; Belmont Yves


Historique
Le village est construit non loin des Vans, sur une boucle alluviale de l’Ardèche. Il a été réalisé en 1966. Il occupe un terrain arboré, planté de cèdres. Les architectes parisiens Andrault, Parat et Vincent (qui sont également les architectes du VVF de Casteljau, construit dix ans plus tard dans la commune voisine de Berrias-et-Casteljau) ont conçu à l’origine ce village de vacances avec un confort volontairement limité qui répondait aux idéaux ascétiques et à la recherche d’atemporalité d’une branche du mouvement moderne, héritière de l’esthétique pittoresque anglaise et connue sous le nom de néo-brutalisme. Ce courant a privilégié des maçonneries massives et brutes en brique, dont il a tiré son nom.
Description
Le village est constitué de quarante habitations uni-familiales en duplex abritées chaque fois sous le versant unique d’un toit en pente et regroupées par quatre, non sans avoir laissé entre elles un dégagement en ruelle servant de desserte. Elles sont traitées avec des volumes simples, prismatiques et réalisées avec des matériaux locaux : pierres, tuiles. Les murs en pierre, les ouvertures traitées sous la forme d’étroites saignées verticales montant de fond contribuent, avec les terrasses privatives ombragées, à faire de ce village une réalisation particulièrement accueillante, qui adapte la clarté de ses volumes nets à la saveur de ses matériaux en une libre interprétation des canons de l’architecture moderne alors en plein épanouissement.
Obervation
Le village de vacances – postérieur – de Berrias-et-Casteljau est également construit en pierres. Il est en revanche couvert par des toits plats bien intégrés au relief de l’éperon rocheux qui l’accueille. Est enfin à signaler, également en Ardèche, le village de vacances de Grospierre, plus tardif, œuvre d’Hubert Mesnier, qui reprend le principe de hameau et de toitures en pente, couvertes de bardeaux d’asphalte.


ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Rhône-Alpes