Eglise paroissiale Saint-Pierre-Chanel Eglise paroissiale Saint-Pierre-Chanel Eglise paroissiale Saint-Pierre-Chanel Eglise paroissiale Saint-Pierre-Chanel Eglise paroissiale Saint-Pierre-Chanel Eglise paroissiale Saint-Pierre-Chanel Eglise paroissiale Saint-Pierre-Chanel Eglise paroissiale Saint-Pierre-Chanel


Pinsard Pierre (architecte)
3e quart 20e siècle
1966
Bourg-en-Bresse – Ain (01)
Egalité (avenue de l’) ; Comte-de-Montrevel (rue du)
Duperray-Millaud Bénédicte
Historique
L’implantation de nouvelles usines à Bourg-en-Bresse, au début des années 1960, entraîne un afflux de population qui conduit la municipalité à construire de nouveaux immeubles de logement. Les premières habitations à loyer modéré sont élevées entre 1959 et 1962 dans le quartier de la Reyssouze, au nord de la ville. Dès 1959, le père Guerry, curé de la paroisse, prend contact avec le maire afin de trouver un terrain pour la construction d’une nouvelle église. L’abbé Paul Guillermet, affecté à la nouvelle paroisse alors créée, fonde celle-ci dans une chapelle provisoire, le 31 mars 1963. Le projet de construction de l’église est confié à l’architecte Pierre Pinsard (1906-1988). L’édifice est mis en chantier en 1966. Il se trouve en face du cimetière, tout en haut des nouvelles rues de la cité. Une pierre encastrée précise la date de construction : « Bourg, 30 octobre 1966 ». L’église est dédiée à saint Pierre Chanel. Elle est inaugurée lors de la messe de minuit de Noël, en 1967. Les cloches, coulées à la fonderie Paccard de Sévrier (Haute-Savoie) ont été installées tardivement, en 1998.
Description
L’église, orientée d’est en ouest, forme une vaste salle construite en béton armé enduit d’un crépi rustique. Une pierre ancienne provenant de Cuet, pays natal de saint Pierre Chanel, est encastrée dans l’entrée. Elle porte l’inscription RDI PUTHOD TD 1654, c’est-à-dire, « Putod, curé de Cuet en 1654 ». L’intérieur est éclairé par des bandes verticales percées dans le mur latéral, dont le jeu ne va pas sans rappeler, dans son principe, les réseaux des fenêtres gothiques, tandis que l’autel reçoit un éclairage zénithal. Le plafond est constitué d’un plancher en béton armé dont la sous-face est ornée de douze mille briques creuses posées de chant, en fond de coffrage. Une des chapelles latérales reçoit le Saint Sacrement tandis que l’autre est dédiée aux funérailles. La tribune et l’autel sont en béton brut. L’église ne bénéficie d’aucune décoration ni de mobilier, à l’exception de la croix grecque métallique suspendue au dessus du chœur. A l’extérieur, trois murs orthogonaux isolés surmontés d’un caisson à claire-voie abritant les cloches cernent le parvis qui précède la longue rampe d’accès à la nef qui rachète la déclivité. L’ensemble est sobre et austère.
Observation
Dans l’Ain, Pierre Pinsard a également construit, dans la même veine, la chapelle souterraine de la basilique d’Ars à Ars-sur-Formans en 1961 et l’église Notre-Dame-de-la-Plaine à Oyonnax en 1965 ; on lui doit également à Pontcharra (Isère) l’église Saint-Hugues , édifiée en 1974. Toujours dans l’Ain, l’église antérieure de Notre-Dame-de-la-Route-Blanche de Segny , plus précoce (1952) , est réalisée dans une inspiration toute différente et influencée, pour sa charpente apparente, par l’architecture germanique. Elle témoigne de la multiplicité et de l’instabilité des sources d’inspiration du jeune architecte.
Les archives de Pierre Pinsard sont conservées au centre d’archives de la Cité de l’architecture et du patrimoine.


ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Rhône-Alpes